C’est un des bars mythiques de Bruxelles et une référence pour tous les amateurs de Jazz : “L’Archiduc”.  Situé à un jet de pierre de la Bourse, l’établissement va bientôt fêter ses 80 ans. Ouvert en 1937 et notamment tenu par Stan Brenders, célèbre jazzman des années 30, il a littéralement traversé les époques. 

 

Reprise réussie 

Ce bar a pourtant connu des moments difficiles dans les années 80 et sans un repreneur passionné il aurait pu connaître un tout autre destin.

Depuis 30 ans, le rituel est immuable pour Jean-Louis Hennart, le maître des lieux.  Au coeur de la rue Dansaert, en plein quartier flamand de Bruxelles, il est 16 heures quand L’archiduc prend vie.  Un temple du jazz devenu référence incontournable dans un contexte particulier.

Car en 1985, il fallait beaucoup d’optimisme pour reprendre l’établissement.

“La pharmacie était déjà là. Là il y avait un Sarma et plus loin il n’y avait rien. C’était une partie de la ville qui était assez sombre” nous explique Jean-Louis Hennart qui a cru à ce projet. “L’endroit est magique. L’endroit est merveilleux. L’endroit est vraiment exceptionnel et dès que je suis rentré j’ai ressenti toute le magie du lieu”.

C’est sur le plan architectural l’endroit se distingue clairement des bars avoisinants.  Avec ses colonnes et son balcon, le style art déco, très en vogue en 1937, a été entièrement préservé et aurait même influencé des créateurs mondialement connus. “En particulier pour Philippe Starck qui s’est inspiré de l’Archiduc pour créer le premier café Costes en 1988 à Paris dans le quartier des Halles.” 

 

Cosmopolite et scène musicale

A “L’Archiduc”, les alcools sont très diversifiés à l’image du public qui fréquente l’établissement, des francophones, des néerlandophones ou des touristes européens, tous tombés sous le charme du lieu.

“C’est le plus beau café de Bruxelles et un des plus vieux : l’aspect art déco est splendide ! Je viens du Limbourg mais si je vivais à Bruxelles je serais tous les jours ici” nous explique un client.

L’autre particularité du lieu ce sont les nombreux concerts privés organisés d’où la présence permanente d’artistes en tout genre.

Une atmosphère qui pourrait durer encore bien longtemps rue Dansaert car depuis peu la fille du patron s’implique de plus en plus, notamment dans le choix des groupes.  Ce haut lieu de la vie nocturne restera peut-être ainsi dans le giron familial. Les clients en tout cas ne semblent guère inquiets car quoi qu’il advienne, l’ambiance et l’apparence du lieu ont très peu de chance d’être modifiés un jour.

 

Sourced through Scoop.it from: www.rtbf.be

See on Scoop.itDiscover Brussels – Brussel ontdekken – Découvrez Bruxelles

Advertenties