Digne des meilleurs épisodes des Grand Travaux Inutiles de Defossé, la saga du Bruegel de Tom Frantzen devrait bientôt connaître son dernier épisode avec l’installation d’un bronze du peintre sur le parvis de l’église Notre-Dame de la Chapelle aux portes des Marolles qui ont vu grandir le peintre. 

Le bronze patiente actuellement dans le jardin du scuplteur Tom Frantzen. Cet homme dont tout Bruxelles connaît les oeuvres mais pas le nom! Il est pour le Zinneke-Pis, Madame Chapeauet le Vaartkapoen ce que Jérôme Duquesnoy est pour le Manneken-Pis: leur père! 

Tom Frantzen se consacre entièrement à l’art public qui se manifeste  aussi bien dans les espaces urbains que dans son jardin, les Sentiers du Chamitkaze, ouvert au public. Pour le premier volet, le sculpteur travaille sur commande ou via des concours.C’est ainsi qu’il a gagné le droit de couler Bruegel dans le bronze pour l’éternité! Une statue qui devrait être installée dans les prochaines semaines sur le parvis de l’église Notre-Dame de la Chapelle à l’endroit même où le peintre s’est marié, a demandé le baptême de ses enfants et a été enterré.  

Le Bruegel de bronze patiente actuellement dans l’atelier de l’artiste qui vous sert de guide dans les prochaines lignes. 

 

Bruegel 

Sur les traces du célèbre peintre de la Renaissance, Tom Frantzen a imaginé un triptyque. Les trois éléments qui constituent l’ensemble s’articulent autour de l’église. Ils incitent les touristes à faire une petite promenade autour et dans l’église. 

Le premier élément représente le peintre face à une toile imaginaire uniquement délimitée par un cadre brisé laissant place à l’imagination et la créativité des touristes de passage. Les amateurs d’art, les connaisseurs, joueront à tracer les lignes qui relient la pie installée comme sur un gibet au peintre ou à suivre et découvrir les regards de Bruegel. Sur le chevalet, il n’y a pas de tableau mais une fenêtre. Cette fenêtre s’appelle «la fenêtre ouverte ». Elle représente l’esprit ouvert de l’humaniste de la Renaissance. Il y a sur son épaule un petit singe coiffé d’un entonnoir. Celui-ci symbolise l’esprit satyrique de l’artiste. Ils regardent dans la même direction.

En descendant du Sablon, Bruegel nous tournera le dos. En regardant par-dessus son épaule, on devine le sujet de sa peinture. Il peint l’évolution de la vie. Il l’observe et la transpose. Avec cette fenêtre j’ai voulu exprimer l’intemporalité de Bruegel. La vue à travers la fenêtre change avec l’évolution du temps. Le coin droit du cadre a complètement disparu pour donner une liberté totale à sa main qui peint… Le cadre n’est plus un carcan. 

 

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