Les 13, 14 et 15 août 1695, une pluie de boulets de canon s’abat lourdement sur Bruxelles. Depuis Molenbeek, les troupes de Louis XIV pilonnent notre capitale sans répit. Les Bruxellois fuient l’assaut laissant derrière eux un immense brasier. Bruxelles est dévastée. Cinq ans plus tard, tel un phénix, la ville renaît de ses cendres…

Près de 48h ont suffi aux troupes françaises pour réduire en poussière plus d’un tiers de Bruxelles. Une attaque sans précédent à l’encontre d’une ville sans défense, victime des ambitions d’un Roi Soleil en perte de vitesse et d’un maréchal de Villeroy trop zélé.

Bruxelles dans le contexte de 1695

Au XVIIe siècle, Bruxelles est la capitale des Pays-Bas espagnols et subit bon gré mal gré des guerres qui se jouent entre les grandes puissances sur l’échiquier européen. Depuis 40 ans, la France est en pleine expansion et grignote sans cesse des territoires au Nord, empiétant petit à petit sur les territoires des Pays-Bas espagnols. Pour contrer les ambitions de Louis XIV, une puissante coalition s’est constituée : la Ligue d’Augsbourg. L’Angleterre, l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas espagnols, la Bavière… unissent leurs forces pour faire front et refouler les Français.

A la veille du 13 août

Alors que les troupes alliées assiègent Namur aux mains des Français depuis trois ans, Louis XIV s’impatiente. Il ordonne au maréchal de Villeroy de frapper un grand coup dans une autre ville pour faire diversion et soulager le siège namurois. L’homme convainc le roi de prendre Bruxelles pour cible. A l’époque, la ville est loin d’être une place forte. Ses fortifications sont vétustes et elle n’a pas les moyens de se défendre…

Pendant un mois, les troupes françaises se préparent en secret et accumulent les munitions : 12 canons, 25 mortiers, 4000 boulets, 5000 bombes incendiaires, 6000 fusées, de la poudre et encore de la poudre… Près de 70.000 hommes sont mobilisés pour mener l’attaque. Le 11 août, tout ce petit monde arrive aux portes de Flandre et d’Anderlecht. Les tranchées sont creusées. Deux jours plus tard, tout est fin prêt. Pour la forme, Villeroy fait envoyer une missive au gouverneur de Bruxelles pour annoncer le début du bombardement dans les 6 heures mais n’attend pas la fin de l’ultimatum pour déclencher le déluge.

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